Mise à mort

Mise à mort
Le prochain acte, ce sera un Khalifa Sall mains et pieds ligotés par les députés de la majorité et livré à la Justice pour sa mise à mort… politique. Le premier des exécutants de cette sale manœuvre, n’est personne d’autre que celui qui a donné des gages au président Sall et dont l’avenir politique est derrière lui. C’est de peu qu’il n’a pas exécuté le savoureux «Ndaga» du Saloum rendu célèbre par feu Saloum Dieng. Ce qui a fait sortir de ses gangs un député de l’opposition pour traiter l’exécutant, prêt à en finir avec l’édile de Dakar en l’enterrant vivant, de lâche. Pour ne pas assister à une telle mascarade ou à un jeu idiot, les députés de l’opposition ont préféré boycotter le jeu de cirque. Réponse de l’exécutant des sales manœuvres, pressé d’en finir: «laisser les partir» ! Un aveu de taille du bourreau qui ne doit pas se sentir à l’aise sur son moelleux fauteuil de Président d’une Assemblée nationale où la parole dissidente est étouffée par des arguties juridiques dont lui seul Taphus Kor Marianne détient la clef. Bien pauvre homme obligé de suivre les désidératas d’un jeune dont il peut être le grand père, fût-il le président d’une République. La mise en place de la Commission ad hoc devant statuer sur la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall montre le degré de cynisme de députés prêts à envoyer à la guillotine un des leurs, juste pour plaire à un président décidé à en finir avec un homme présenté comme son plus sérieux adversaire à la prochaine présidentielle. Ce n’est assurément pas de cette Assemblée nationale que l’on rêvait. Pour la rupture, il faudra repasser…

Kaccoor Bi (Le Témoin)

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