RÉCIPROCITÉ

RÉCIPROCITÉ
Les Guet-Ndariens, pêcheurs en eaux troubles, continuent à être descendus comme des pigeons par les garde-côtes mauritaniens. Nos autorités ont beau montrer leurs trente-deux dents à Abdel Aziz et à ses patrouilleurs, rien n’y fait. C’est même prêcher dans le Sahara tout proche que de vouloir amadouer les Targui. Alors, pour arrêter l’hémorragie et préserver unilatéralement le bon voisinage, le gouvernement sénégalais doit se réveiller et définitivement. En commençant par ne pas prêter le flanc, car le talon d’Achille de nos relations avec la Naaritanie, c’est bien l’insouciance de nos pêcheurs, qui squattent leurs eaux au risque de leur vie. Il faut dès lors positionner un navire militaire à la frontière afin de décourager tous ces téméraires qui n’hésitent pas à franchir la ligne rouge. Le risque de friction avec la marine d’en face sera grand, mais, au moins, cette présence sera dissuasive pour les pêcheurs récalcitrants. Mais aussi appliquer la réciprocité et ne pas signer d’accord de transhumance, surtout que, des deux côtés du fleuve, le déficit hydrique est patent. Et sans tirer dans les pattes des chameaux, les reconduire à la frontière, avec leurs pâtres naars.

Waa Ji (Les Echos)

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