TROISIÈME MANDAT

TROISIÈME MANDAT
Il faudra bien qu’un de ces jours, on coupe la tête à tout ce beau monde qui se prétend constitutionnaliste ou quelque chose du genre. La sortie du professeur Babacar Guèye est pour le moins malvenue et pourrait donner des idées à des éléments incontrôlables de l’armée mexicaine. Et c’est toujours comme ça avec ces messieurs censés dire ou écrire le droit. Y a toujours parmi eux quelqu’un qui se croit plus intelligent que ses collègues et qui vient quand tout parait calme, sortir de son chapeau une erreur de ces nullards de juristes. Si Mister Guèye avait vu la faille juridique qui pourrait permettre au Président Sall de s’offrir un troisième mandat, qu’est-ce qui l’empêchait alors d’attirer l’attention des rédacteurs de notre Constitution qui nous parait si sérieuse alors que l’on a tendance à la mettre entre les mains de chiffonniers? Des juristes, d’ailleurs, qui ne parlent jamais le même langage ou maitrisent mal la langue française et qui mettent souvent dans leur argumentaire une bonne dose de subjectivité. On pensait sincèrement que l’épisode Wade avec les arguties de deux camps de juristes était une ancienne histoire; et voilà que l’on ressort le disque rayé du troisième mandat. Nous sommes assurément mal barrés avec ces constitutionnalistes qui peuvent dire faire dire tout et son contraire à notre Constitution. Certes, le droit n’est cependant pas une science exacte mais enfin, messieurs, y en à marre de vos élucubrations !

Kaccoor Bi (Le Témoin)

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