Ce lundi 09 octobre, les élèves reprendront le chemin de l’école pour la rentrée scolaire de l’année 2017-2018. Déjà, dans presque toutes les librairies, les boutiques et autres «par terre» de la capitale, le marché des fournitures scolaires bat son plein au grand bonheur de certains commerçants. Leur enthousiasme risque d’être douché cependant puisque les fêtes religieuses, notamment la Tabaski et le Tamkharite, ont eu raison du portefeuille des parents.

Fini les vacances. Dans quelques jours, les élèves vont reprendre le chemin des classes. Quelques rares parents commencent à acheter les fournitures scolaires pour leurs enfants pour ne pas attendre la dernière minute et handicaper les enfants avec le démarrage, promis par les autorités et les enseignants, des cours dès le jour de la rentrée fixée au lundi 09 octobre pour les apprenants.

D’autres parents, la majorité, sont dans le désarroi, ne disposant pas d’assez de moyens pour acheter les fournitures scolaires de leurs enfants. Rencontré au marché Dior des Parcelles Assainies à l’entrée d’un magasin, M. Sylla était en train de se procurer quelques articles. Ce père de famille se fait le devoir de ne pas attendre le début des cours pour s’acquitter de cette obligation qui garantit une bonne scolarité aux enfants. Quant à Mansour Loum, il dit toujours conserver les livres des ainés -que ceux-ci avaient obligation de ne pas détériorer- pour que les cadets puissent s’en servir. Ce qui lui permet d’économiser de l’argent pour d’autres urgences comme les frais de scolarité. D’autres parents sont confrontés aux mêmes-réalités à l’instar de cette mère de famille rencontrée au même endroit et qui dit devoir prendre en charge plusieurs enfants.

Cherté du matériel scolaire

Dans les librairies, grandes surfaces et «par terre», les fournitures ne manquent pas mais ce sont les clients qui se font rares à cause de la cherté des articles. «Tout est cher», murmure ce monsieur en costume et cravate qui ajoute: «Je suis venu acheter des fournitures pour mes enfants, mais les prix ont connu une hausse légère». Et de citer le paquet de cahiers dont le prix varie entre 1400 et 1500 FCfa alors que, d’habitude, il l’achetait à 1200 FCfa, le prix de l’ardoise qui, de 100 ou 200 francs, passe à 300 FCfa, les livres de la première à la sixième année qui varient entre 2000 et 3500 FCfa voire 5000 FCfa. Un casse-tête que l’acquisition de ces fournitures et livres pour des parents qui ont plusieurs enfants en charge. A part les stylos, crayons de couleurs, taille-crayons etc., dont les prix n’ont pas bougé, les autres articles ont connu une hausse légère.

Pour le commerçant Moustapha Badiane, qui se plaint de la rareté des clients, les fournitures sont certes chères cette année, mais ce n’est pas la faute des vendeurs, mais plutôt celui des fournisseurs qui rencontrent tous les problèmes du monde avant de faire entrer leurs marchandises sur le territoire national.

«La hausse n’est pas si importante que ça», minimise-t-il toutefois. Interpelé sur le prix des livres de la seconde à la terminale, il indique qu’ils s’échangent entre 4000, 5000 voire 6000 FCfa. Notre interlocuteur justifie la cherté de ces bouquins par leur rareté sur le marché du fait que leur prix d’achat a connu une importante hausse.