INDÉCENCE

INDÉCENCE

Le chef de l’État a le pouvoir discrétionnaire de nommer qui il veut et au poste qu’il veut. Bref, il peut même s’autoriser à avoir pouvoir vie et de mort sur ses «sujets» que nous sommes. Voire mettre en prison n’importe quel gus qui lorgnerait son fauteuil. Et ce même si ce dernier scénario s’est déjà joué avec succès. Mais voilà, le slogan, la Patrie avant la Parti, c’est de lui et personne ne le lui a imposé encore moins forcé à le mettre dans la conscience des gens. La présence de la famille présidentielle avec les oncles, neveux, nièces, tantes, intimes et coquins de la Première dame etc., est devenue une réalité qui saute à l’œil nu. De tout cela, on s’en tamponne. Personne ne doute de la compétence du frère bien-aimé qui est déjà bien servi pour bien mener ses activités de débauchages d’opposants, lesquelles sont devenues d’une effarante banalité sous le régime de son frère. Mais voilà, il nous parait indécent qu’après s’être embourbé dans le pétrole et le gaz du pays jusqu’à démissionner tout en restant dans le giron de celui qui l’avait engagé, Frank Timis en l’occurrence, il nous parait d’une abjecte indécence que pour un poste aussi stratégique que la CDC, le Chef n’ait pensé qu’à son petit-frère bien-aimé et à personne d’autre. Un frère qui pourrait bien vivre peinard le restant de sa vie. Nous avons bien le droit de nous indigner et d’autres d’applaudir dès lors qu’ils pensent tirer leurs moyens de subsistance auprès d’un Monsieur si généreux. Avec votre permission, messieurs et dames les souteneurs, permettez-nous de dire toute notre indignation. Nous n’avons rien contre le frère bien-aimé, mais contre l’acte posé par son Président de frangin et qui est abjecte et indécent !
Kaccoor Bi (Le Témoin)

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