TABASKICRISE

TABASKICRISE
Sénégal, un pays pas comme les autres ! Pour ça, il ne faut point en douter. C’est un pays à part avec sa noble tradition de Téranga et ses belles femmes à nulle autres pareilles. On y vit peinard malgré la crise qui tient à la gorge beaucoup de pays limitrophes avec lesquels on a en partage l’Islam. Et c’est justement chez nous que cette belle religion de paix et de tolérance est si chahutée. Pendant que l’année dernière, 16% des familles n’ont pas pu sacrifier au geste d’Abraham, il s’est trouvé de drôles de messieurs -comme chaque année d’ailleurs- à faire claquer des millions pour un bélier, histoire de rendre jaloux le voisin. En plus de ces drôleries, il y a d’autres «sénégalaiseries» comme une Tabaski que l’on célèbre en deux journées avec des dévots donneurs de leçons de bonne conduite religieuse qui ne sont jamais d’accord quand il s’agit de célébrer en commun une fête de l’Islam. L’État s’accommode de ce chahut pour des raisons bien électoralistes. Et ça semble arranger tout le monde. Surtout le citoyen, qui demande toujours à l’État et est réfractaire au travail bien exécuté. Et après la Tabaski, ils se prélasseront tous durant une semaine avant que la vie ne reprenne. Une fête qui, quoi que l’on puisse dire, est une source de gaspillage. Et dans toute la Ummah islamique, il n’y a que dans ce charmant pays que la Tabaski donne lieu à tant de débordements. Dieu reconnaitra ses bons pratiquants. Et tant pis pour l’économie du pays moribonde que l’Argentier de l’État dit en très bonne santé.

Kaccor Bi (Le Témoin)

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