DIASPORIENS

DIASPORIENS

Par ces temps qui courent, la demande sociale est dans tous ses états, dans les chaumières de tous les bourgs du Sénégal. Attendant impatiemment qu’on la satisfasse. Et sûr qu’elle le sera, par la générosité et la solidarité qui font la marque des fils et filles de ce pays. Et chaque fois qu’un évènement aussi dispendieux que la Tabaski survient, l’argent circule comme pas possible. Dans cet exercice de faire face à une demande sociale insatiable, si les autochtones contribuent pour beaucoup, ce sont les diasporiens qui sont les plus sollicités. C’est ainsi que le flot financier, du reste continu toute l’année, entre le Sénégal et le reste du monde, a tendance à s’accélérer et à se densifier. Nul ne peut imaginer les montants qui sont envoyés par ces Sénégalais de l’extérieur, qui, pour rien au monde, ne voudraient voir leurs parents restés au pays passer une fête en demi-teinte. La Tabaski est même pour ceux qui le peuvent, qui ont des papiers en bonne et due forme, l’occasion de venir retrouver épouse, enfants, géniteurs et amis. Mais pour cette Tabaski-ci, malheureusement, 17 Sénégalais reviennent des Usa dans des conditions où la dignité sera absente, surtout pour celui qu’on dénomme Assane Diouf.
Waa Ji (Les Echos)

Categories: LE DOIGT SUR LA PLAIE

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