Il faut brûler l’élection Miss Sénégal !

Il faut brûler l’élection Miss Sénégal !

Ce n’est donc pas fini. L’histoire se répète. Moise Ambroise Gomis vieillissant, snobé par les sponsors, tenait gauchement l’organisation du concours Miss Sénégal  qui ne charmait plus personne. Et voilà qu’une certaine Amina Badiane  qui vivait en Italie débarque au Sénégal avec l’ambition de redorer le blason terni de ce concours. La belle dame avait juré et promis de nous offrir une organisation parfaite.  Mais à l’arrivée, tout semble être décousu.

En effet, c’est la Miss 2016, Ndèye Astou Sall qui vient balancer du sable sur le couscous que les organisateurs disent savoureux et qui n’est pas souvent du goût des malheureuses candidates. Et puisqu’à chaque concours la polémique enfle,  il serait bon d’arrêter ce grand cirque ou du moins brûler cette élection qui sacre la plus belle du pays.

C’est une lapalissade  de le dire, le concours Miss Sénégal ne charme plus. Les Miss encore moins, d’ailleurs. En effet depuis plus de cinq ans, à chaque élection, son lot de contestations. Si ce n’est pas le public qui  trouve à redire à propos de  l’heureuse élue, c’est la Miss  elle-même  qui  flingue le comité d’organisation généralement accusé de ne pas tenir ses promesses. Et en fin de compte, la couronne devient trop lourde sur la tête de l’heureuse, pardon malheureuse, élue. Or, assurément, la plus belle fille du Sénégal ne mérite pas cela. En France, l’élection de la plus belle fille est  une affaire nationale et la Miss, presque  une institution. Au Sénégal, la belle demoiselle est laissée à elle-même  et à la merci d’adultes aux crocs acérés   qui n’attendent que le moment propice pour sauter sur leur proie, pour ne pas dire la détourner de sa mission qui est de vendre l’image du pays et non pas se vendre.  La dernière élection sous la férule du très sympathique Ambroise Gomis avant qu’il ne refile le morceau à Amina Badiane   n’échappait pas à la règle puisqu’elle a continué pendant longtemps de charrier son  lot de contestations avec des miss déçues  qui incriminent les organisateurs accusés de favoritisme et d’amateurisme.
La Miss Sénégal 2013, Marie Thérèse Ndiaye disait regretter d’avoir participé à l’élection Miss Sénégal.  Et que si c’était à refaire, elle ne  l’aurait jamais fait. Des  déclarations du genre montrent l’amateurisme des organisateurs et portent un grand discrédit sur la couronne de la Miss. La Miss version Amina Badiane, la demoiselle Ndèye Astou Sall porte les mêmes griefs contre les organisateurs qui lui ont fait rêver d’une voiture. Et elle n’a pas tort de la réclamer même si le concessionnaire avoue que cela n’était pas stipulé sur le contrat. Ce qui peut être un grand recul dès lors que toutes les Miss sorties du chapeau de Moise  Ambroise  Gomis   ont eu droit à une voiture. Et ce même si Cathy Chimère Diaw, la Miss 2012, a dû appauvrir ses parents en faisant  ses courses en taxi car ne pouvant plus emprunter les transports en commun,  avant de recevoir sa voiture promise.

Face donc  à la  récurrence    des sorties des miss à chaque édition, la logique serait de s’imposer une pause et réfléchir à une formule  plus professionnelle- ce que nous promettait  Amina Badiane-  pour organiser ce concours où les candidates sont pour la plupart  fraichement  sorties de l’adolescence.
Quand on n’a pas les moyens de sa mission, on doit arrêter au lieu de tâtonner! Une telle manifestation n’est apparemment  pas à mettre entre  des mains inexpertes. Des organisateurs qui expliquent toujours les impairs par l’absence de soutiens des sponsors ou des autorités. Des explications un peu cousues de fil blanc, l’organisation d’une élection de Miss devant être budgétisée jusqu’à la prochaine édition. Ce qui ne semble pas être le cas au Sénégal. Car, à l’évidence, on a comme l’impression que les organisateurs s’engraissent en faisant défiler ces jeunes filles. Et pour la Miss,  sitôt la couronne posée sur sa tête, elle est laissée à elle-même. C’est ce qui explique les sorties des Miss désabusées.  L’organisation d’une élection de miss, surtout celle devant représenter notre pays dans les concours de beauté internationaux, ne devrait assurément pas souffrir d’une telle chaine de manquements !  Et il est temps que l’Etat prenne ses responsabilités pour arrêter ce marché malsain sur la tête de malheureuses jeunes filles. En effet, quand une voiture qu’on expose durant tout un concours ne doit pas revenir à la  Miss à quoi bon l’exhiber. Le moins que l’on puisse dire est qu’une belle supercherie entoure ce concours qu’il faut brûler pour ne pas continuer à jouer sur le mental  de jeunes filles à qui on promet la lune avant de les laisser à leur rêve.

M.S.

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