DÉFÉRÉE HIER, LA CHANTEUSE BÉNÉFICIE D’UN RETOUR DE PARQUET : Amy Collé Dieng présentée au Doyen des juges aujourd’hui, une instruction va être ouverte, elle risque au moins 6 moins de prison


Un emprisonnement de 6 mois à 2 ans, c’est ce que requiert le procureur de la République à l’encontre d’Amy Collé Dieng et de ses complices présumés. Serigne Bassirou Guèye a, en effet, visé l’offense au chef de l’Etat, mais également les dispositions de l’article 254 qui fixe la sanction prévue. Pour corser l’affaire, le représentant de la société a aussi visé la diffusion de fausses nouvelles. En attendant, la chanteuse fait l’objet d’un retour de Parquet. Selon son avocat, elle peut déposer une plainte contre la personne qui a mis l’enregistrement sur le net. Amy Collé Dieng revient aujourd’hui pour être présentée devant le Doyen des juges d’instruction qui hérite du dossier.

L’avenir ne s’annonce pas sous de bons auspices pour Amy Collé Dieng. Manifestement, le procureur de la République n’est pas dans la dynamique de la relâcher. La preuve, lorsqu’elle a été présentée, hier, au patron du Parquet, ce dernier n’a pas voulu trancher tout de suite. Serigne Bassirou Guèye a demandé que la chanteuse retourne au commissariat central jusqu’à aujourd’hui. En effet, une information judiciaire va être ouverte à son encontre. Serigne Bassirou Guèye va confier le dossier au Doyen des juges d’instruction pour tirer cette affaire au clair. Le chef du Parquet a visé l’article 80 du code pénal qui punit le délit d’offense au chef de l’Etat, mais aussi la diffusion de fausses nouvelles. Le Procureur a également visé les dispositions de l’article 248 et 254 du code pénal. L’article 248 fait état de ce qui est considéré comme moyens de diffusion publique, notamment la radiodiffusion, la télévision, la presse, la distribution d’écrits ou d’images de toutes natures… alors que l’article 254 parle de l’offense au chef de l’Etat par l’un des moyens annoncés. Cet article du code pénal prévoit une sanction pour ce chef d’inculpation, d’un emprisonnement de 6 mois à deux ans et d’une amende de 100.000 francs à 1.500.000 francs «ou de l’une de ses deux peines seulement». En outre, le Parquet a visé le mandat de dépôt pour la chanteuse.
Amy Collé Dieng n’est pas la seule à tomber dans le panier à salade de la Division des investigations criminelles (Dic). Il y a également son manager Amadou Seck. La Dic a épinglé également une troisième personne qui se trouve être l’administrateur du groupe WhatsApp dans lequel la chanteuse échangeait avec les autres membres. En clair, ils sont trois à attendre d’être fixés sur leur sort.

Un de ses avocats : «Amy Collé Dieng est zen et elle garde toujours le moral»

Par ailleurs, selon un des conseils de la défense, Amy Collé Dieng tient encore le coup. «Elle est zen et elle garde toujours le moral», nous confie un de ses avocats. La robe noire d’ajouter : «Vous savez, ce n’est pas elle qui a mis l’enregistrement sur le net ; elle peut même poursuivre la personne qui l’a fait».
Pour rappel, Amy Collé Dieng a tenu des propos jugés désobligeants à l’endroit du président de la République à travers un panel sur WathsApp. L’enregistrement a été retrouvé sur le net. Elle a ainsi été arrêtée suite aux instructions du procureur de la République qui a décidé de mettre un terme à toutes ces dérives sur le net.

Alassane Dramé (Les Echos)

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