AU NOM DE BARA FALL

AU NOM DE BARA FALL

Bon allons ! On est où là??? Au lendemain du drame survenu au stade Demba Diop, nous craignions que la chasse aux coupables ne se limite au menu fretin. Et c’est le cas actuellement avec l’affaire dite Bara Fall du nom de ce jeune poursuivi pour apologie de crime. Vous avez bien lu le gros mot qui nous renvoie à l’époque sinistre du dictateur allemand Hitler. Un mot d’ailleurs qui revient de plus en plus dans le jargon judiciaire depuis qu’on nous parle de terrorisme. Loin de nous l’idée de cautionner l’acte isolé de cet adolescent à peine sorti de la puberté et qui est trimballé entre le palais de Justice et les commissariats en vue d’être présenté à un juge d’instruction. On en fait vraiment trop pour une affaire qui n’en vaut pas la peine et surtout que personne n’a répondu à l’appel insensé du môme qui a beaucoup plus besoin à l’heure actuelle d’un psychologue que d’être présenté à un juge. Et pendant que la justice compte régler son compte au malheureux garçon, les plus grands responsables de ce drame se promènent tranquillement aux quatre coins du pays, d’autres menant campagne. Bien sûr, nous voulons parler du ministre des Sports qui a réceptionné un stade réalisé au rabais et fait au forceps par son ami l’entrepreneur Mbaye Faye et les irresponsables dirigeants du football sénégalais. Tout ce beau monde devrait être présenté au procureur qui décidera de son sort. Plutôt que ça, c’est un gamin qu’on est en train d’éprouver psychologiquement pour une affaire qui n’en vaut pas la peine. Arrêtez le cirque et au gnouf les vrais responsables de ce drame. Si bien sûr, on veut la tête des vrais coupables. On allait aussi oublier: Oulèye Mané a été jetée en prison où on l’a oubliée. Son «crime» à elle aussi: avoir partagé un photomontage du président de la République. Pour cette faute somme toute vénielle, la terrible justice sénégalaise, faible avec les forts et terriblement impitoyable pour les faibles, la maintient injustement en prison. Selon que vous soyez puissant ou misérable…
Kaccoor Bi (Le Témoin)

Categories: CHRONIQUE

About Author