CHAMPION BI

CHAMPION BI

Quand il s’agit d’écouler une marchandise, on peut entendre des réclames les plus loufoques. Cette campagne électorale en vue des Législatives du 30 juillet ne déroge pas à cette règle commerciale. Et c’est le camp du pouvoir qui se distingue à ce jeu quand il s’agit de vendre son champion. On entend du tout. Passe que Farba Ngom, le griot attiré du Président Sall, fasse de Matam la priorité exclusive de son bienfaiteur. La ville serait ainsi le titre foncier de Macky Sall. Il l’a dit et croyons-le. Pour ceux qui doutaient du caractère monarchique du pouvoir, Farba Ngom vient de le confirmer. Mais quand c’est un intellectuel et de surcroit argentier de l’État qui se met à débiter des âneries comme le griot, alors là, ça déborde. Le monsieur qui se veut Roi de Dakar doute du patriotisme de ceux qui ne voteront pas pour la liste BBY. Une insulte pour tous ces Sénégalais qui ne partagent pas la vision de celui qui dirige ce pays. On voterait tous pour lui que l’on mettrait en doute notre belle démocratie. Des compatriotes se sont sentis offusqués que le Proc ne regarde que vers les hooligans de l’équipe de Ouakam et en fermant les yeux sur cette violence politique qui est en train de s’emparer du pays. Et c’est encore le camp du pouvoir qui s’illustre à travers une guerre fratricide. Le maire de Lagbar a été ainsi poignardé alors que le malheureux garde du corps de l’édile de Bambilor a perdu 3 doigts. Pauvre de lui, personne ne se désolera de son sort. En tout cas, il ne bénéficiera pas d’une évacuation d’urgence. Ça, c’est pour ceux qui sont bien payés. Les valeureux serviteurs de l’État. Et au diable les pauvres qui triment au quotidien et peinent à se soigner dans nos hôpitaux.

Kaccoor Bi (Le Témoin)

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