REDITES

REDITES

Au Sénégal il semble que le seul remède à nos maux reste les mots. A chaque fois que survient une catastrophe, ce sont les mêmes discours qui reviennent comme une ritournelle. Hier, le Procureur de la République a fait face à la presse pour annoncer l’ouverture d’une information judiciaire suite aux événements tragiques survenus samedi à Demba Diop et qui ont occasionné la mort de huit personnes. Des mots qui étaient attendus.

Selon le maître des poursuites, “les responsabilités seront situées et les auteurs de ces actes traduits devant la justice”. Avant lui, ces mêmes propos ont été tenus dimanche par le Président Sall. Seulement, il convient de remarquer que ce n’est pas la première fois que des sanctions brandies avant d’être rangées aux oubliettes, une fois que la tempête se calme. C’est pourquoi il sera très difficile d’éradiquer les calamités qui ne cessent d’endeuiller les familles. Si ces catastrophes étaient naturelle, on aurait compris. Mais presque toutes celles qui surviennent sont dues à des négligences coupables. Des défaillances humaines qui ne sont jamais sanctionnées. Tout se résume à des condamnations de principe, à des discours moralisateurs sans aucune prise sur l’indiscipline qui ne cesse de se généraliser.

Pour ne pas s’aliéner l’électorat de tel ou tel, les politiques adoptent la politique de l’autruche. Ainsi va le Sénégal.

Par Birima

Categories: LE DOIGT SUR LA PLAIE

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