Qualité

Qualité

Le «Ndëp» organisé en plein Ramadan par les cadres de Benno Bokk Yakaar, ce week-end, a peut-être été considéré comme un sacrilège. Raison qui fait qu’il n’y avait pas eu foule et que les rares auditeurs qui s’y sont aventurés se sont progressivement éclipsés. En tout cas, vouloir exorciser la piètre qualité de la 12e Législature, que tout le monde s’accorde à dire que c’est la pire de l’histoire du pays, nécessite plus que la diplomatie de Tanor Dieng, l’érudition d’Ismaïla Madior Fall ou les expériences avérées de Serigne Ndakaaru et de Seydou Diouf. Personne ne nie que certains députés fussent à la hauteur de la tâche, mais ils constituaient une goutte dans une mer d’incompétence certaine. Or, au-delà de la question de la compétence du député, outillé pour doter le gouvernement des moyens de son action et d’exercer le contrôle de celle-ci, il y a fondamentalement la question de la conscience du rôle du député. Et tant que nos élus parlementaires se considèrent comme des députés du Président, parce que ce dernier aura couché leurs noms sur une liste d’investis, et non des députés du peuple qui les aura élus, notre Assemblée restera piètre.

Waa Ji (Les Echos)

Categories: LE DOIGT SUR LA PLAIE

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