AMADOU BA AUX JEUNES DE BBY PARCELLES ASSAINIES: «Je ne céderai pas à un chantage quel qu’il soit»

AMADOU BA AUX JEUNES DE BBY PARCELLES ASSAINIES: «Je ne céderai pas à un chantage quel qu’il soit»

A l’approche des élections législatives, la bataille de positionnement fait rage dans la plupart des chapelles politiques. Hier lors de la rencontre des jeunes de Bby des Parcelles Assainies présidée par le ministre des Finances Amadou Bâ, les responsables des différents mouvements de jeunes se sont donnés en spectacle. Après plusieurs minutes de confusions, d’invectives et de disputes, les travaux ont pu démarrer. Une occasion saisie par Amadou Bâ pour appeler les jeunes à taire leurs divergences et à s’unir pour la victoire de la mouvance présidentielle.

La tension était à son comble à la «maison des Parcellois» où se tenait la rencontre. Des membres de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) ont bloqué l’accès à la tribune officielle aux autres responsables des mouvements de jeunesse. Les apéristes considèrent ces mouvements comme «non représentatifs» dans la mesure où, ils ne visent qu’à saper l’autorité de leur leader Moustapha Cissokho, seul responsable, selon eux, habilité à parler au nom des jeunes de la localité. Les autres tendances, sous la conduite du mouvement «PA Jeunesses Benno Bokk Yakaar», n’ont pas tardé à réagir. Ils décident alors de bloquer les travaux sous les yeux du ministre Amadou Bâ et du député Alioune Badara Diouf. Il s’en est suivi des empoignades, d’une bousculade monstre et des invectives pendant une vingtaine de minutes. Amadou Bâ et Alioune Badara Diouf tentent de ramener le calme sans succès. L’atmosphère devient électrique. Les organisateurs décident alors de couper la poire en deux. Seuls Amadou Bâ et Alioune Badara Diouf sont finalement autorisés à s’installer à la tribune officielle. Prenant la parole, la tête de liste de Bby à Dakar a déploré cette situation. «Je ne suis pas venu à votre rencontre pour confirmer ou infirmer des tendances, des alliances et des structures. Je pense que si on aime le Président Macky Sall, ce n’est pas la meilleure manière de faire de la politique. L’émergence dont on parle ne peut se résumer à des disputes et des bagarres. La guéguerre pour occuper les postes de responsabilité ne nous fera pas gagner», martèle le ministre des Finances qui estime que la violence n’a pas de place dans l’espace politique des Parcelles Assainies. Aussi, met-il en garde la mouvance présidentielle contre tout sabotage de la dynamique unitaire. «Chaque groupe a le droit de camper sur ses positions. Je respecterai leurs décisions. Mais, je ne céderai pas à un chantage quel qu’il soit. Et qu’aucun groupe ne croit que je lui appartiens», dit-il avant d’ajouter: «l’opposition compte sur nos divisions pour remporter le scrutin. Donc, je vous demande de surmonter les divergences. Il faut mettre entre parenthèses nos clans et nos tendances. On doit avoir la force d’aller ensemble, ce qui n’exclut pas la compétition».

Cette parenthèse fermée, Amadou Bâ annonce qu’il va se rapprocher plus tard des responsables locaux pour voir comment réorganiser les mouvements de jeunesse. «On va aller vers la mise en place du comité électoral. Il n’y aura pas un parti au-dessus des autres dans ce comité et tout le monde y sera représenté. On va aussi respecter les structures légales des différentes formations politiques. Avant la fin du Ramadan, nous voulons que toutes les structures du comité électoral aux Parcelles Assainies soient mises en place», affirme le grand argentier de l’Etat sous les applaudissements de l’assistance. A l’en croire, la campagne électorale sera marquée sur un travail de sensibilisation à la base. «Nous irons à cette élection dans le cadre d’une coalition. J’ai plus de respect pour les gens qui ne sont pas sur les listes que pour les personnes qui y figurent. L’organisation des méga meetings, ne nous fera pas gagner. Je vous exhorte alors à faire un travail à la base et à mener une campagne de proximité auprès des populations. Une démarche qui nous permettra de mieux véhiculer le message du chef de l’Etat», conclut-il

Mamadou M. Ngom

Categories: POLITIQUE

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