PAUVRES AFRICAINS

PAUVRES AFRICAINS

Il faut désespérer de nos dirigeants tout comme de certains intellectuels africains. L’on pourrait bien se demander quelle gloriole on pourrait tirer d’être le premier président de ce pauvre continent à être reçu par le tout nouveau président de la France. Il s’agit assurément d’enfantillages dans une Afrique où tout est urgence et dont les dirigeants peinent à se libérer des fers de l’ancien colonisateur. Des dirigeants qui ne se gênent guère, queue basse, à aller répondre au tout-puissant Blanc quand ils y sont convoqués toutes affaires cessantes en invoquant d’obscures invitations officielles. L’information selon laquelle le président ivoirien Alassane Ouatara aurait usé d’un forcing pour être reçu par le Président Macron, histoire d’être le premier nègre à lui serrer les pinces dans son palais, alors qu’une audience avec le Président Macky Sall était déjà fixée, constitue en soi-même une insulte aux Africains et n’honore guère les deux présidents encore moins ceux qui ont véhiculé cette nouvelle surtout si on pousse le bouchon jusqu’à dire que Ouatara aurait «court-cuité» notre bien aimé président. Diantre quel honneur devrions-nous tirer du fait d’être reçu par Macron? Il faut que nous autres Africains, cessions d’être d’éternels enfants. Il y a apparemment d’autres sujets beaucoup plus importants et urgents que de s’arrêter aux audiences de nos chefs francophones à l’Elysée. Des présidents à propos desquels un de leurs collègues anglophones disait qu’il leur manquait des c… Il en manque aussi, assurément, à tous ceux qui distillent ces bruits de couloirs pour le moins très puériles. Il nous faut apprendre à nous libérer de ce complexe d’infériorité et à grandir en nous débarrassant de cette maudite France, objet de tous nos malheurs.

Kaccoor Bi (Le Témoin)

Categories: CHRONIQUE

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