Boughazelli – Aliou Sall: cessez-le-feu sur fond de traitrise

Boughazelli – Aliou Sall: cessez-le-feu sur fond de traitrise

Paix des braves sur fond de trahison entre le maire de la ville de Guédiawaye, Aliou Sall, frère du chef de l’Etat, et son camarade de l’Alliance pour la république, Seydina Fall dit Boughazelli. Après avoir engagé une guerre ouverte sans merci de quelques mois, et surtout tympanisé l’opinion autour de la grande équation de la tête de liste départementale de la coalition Benno bokk yakaar (Bby), par partisans interposés dans les médias, les deux désormais ex-frères ennemis de parti on décidé de ranger les armes et de signer le cessez-le-feu. On ignore cependant combien de temps va durer la fin des hostilités. Et surtout si le premier magistrat du département est dans les mêmes dispositions de pacification. D’autant que le maire Aliou Sall n’a pas encore claqué langue sur son éventuelle réconciliation avec le parlementaire apériste de la commune de Golf-Sud.

Le député Boughazelli a fait sa déclaration de cessez-le-feu devant la presse à la permanence locale du parti, sans la présence de ses camarades apéristes, Lat Diop, le député Awa Sow, l’ambassadrice itinérante, Adja Dieynaba Fall, ex-mairesse de Saahm Notaire, le maire de Wakhinane-Nimzatt, Racine Talla et Cheikh Awa Balla Fall. Il avait pourtant engagé récemment une vaste fronde avec ces mêmes responsables locaux de haut rang de l’Apr contre leur camarade de maire de la ville de Guédiawaye, Aliou Sall. S’agit-il d’une ruse politique ou des manœuvres politiciennes souterraines du député Boughazelli? Nous donnons notre langue au chat. On souffle cependant que les désormais camarades frondeurs suscités du député Seydina Fall crient à la trahison et au complot politique de haute voltige. Ils sont dans tous leurs états et promettent de sortir du bois pour cracher du feu. A moins que ces derniers ne ravalent entre-temps leur langue de fer ou plutôt ne soient carrément domptés, eux aussi, par des promesses mirobolantes de sinécures et autres strapontins de la part du président de l’Apr. Ceci, à défaut de décrocher chacun une position confortable et députable, lors des opérations d’investitures sur les listes électorales.

Les Echos

Categories: POLITIQUE

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