BIG BOSS

BIG BOSS

Enfin, le big boss se fait méchant. En tout cas, il en donne l’air à moins que tout cela ne soit que saupoudrage. En villégiature loin du pays, il a tenu à rappeler à l’ordre ses supporters qui s’étripent depuis quelques jours en attendant que le sang gicle. Ils veulent tous être députés pour ne pas mourir pauvres. Et ils n’ont pas tort puisqu’ils savent qu’ils jouent leurs dernières cartouches. Surtout qu’ils ne savent pas à quelle sauce le peuple bouffera le big boss en 2019. Un vieux Tartuffe, qui interprète les règles islamiques selon ses désirs libidinaux, soutient que les fétiches lui auraient prédit une cuisante défaite en 2019. Dieu reconnaîtra les égarés. Pour en revenir aux investitures, il faudra bien amadouer, promettre, tapoter amicalement pour faire taire les rancœurs, les déceptions ou les rêves d’épousailles de belles filles avortés. Député, ça fait rêver. Et ce n’est pas interdit. Mais voilà, le Chef, lui, qui sait ce que pèse sa formation et ne voudrait certainement pas rendre hystériques ses alliés, a ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY). Comme l’autre, il semble être la seule constante. Ni son Premier ministre qu’on bouscule à diriger une liste ni son vieux président de l’Assemblée nationale encore moins le supporter numéro un de son frère, Tanor Dieng ne sont en mesure de faire entendre raison aux égarés. On l’a déjà dit et ça se confirme: la route qui mène aux Législatives risque d’être jonchée de corps mutilés ainsi que d’éclopés, tandis que la concertation, le consensus et l’équité souhaités ne devraient être, eux, que chimères !

Kaccoor Bi (Le Témoin)

Categories: CHRONIQUE

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