Le patron de l’Unacois et le frère du boss de Sedima accusés d’accaparement de 170 ha à Kiniabour

Le patron de l’Unacois et le frère du boss de Sedima accusés d’accaparement de 170 ha à Kiniabour

Hier, les populations de Kiniabour, commune de Sindia, département de Mbour, ont manifesté leur courroux face à l’accaparement de leurs terres. Elles sont particulièrement remontées contre le patron de l’Unacois et un frère du boss de Sedima. «Un beau jour, on a vu des gens faire des travaux de terrassement. On a demandé au maire, il nous a dit qu’il y a un certain Idy Thiam qui dispose de 80 ha. Ensuite on nous informe qu’un certain Meïssa Déguène Ngom, un frère du Dg de Sedima, dispose aussi de 90 ha sur le même site», a informé le porte-parole des villageois, Pape Gora Camara. Ce dernier et les siens sont d’autant plus en colère qu’ils ont été mis devant le fait accompli. «Aucun conseiller du village, ni le chef de village n’ont été associés à cette décision», dit-il. Dès lors, les populations qui affirment ne pas être «des moutons de panurge» n’entendent pas accepter que leurs terres soient «servies à des personnes étrangères».

Les populations de Kiniabour accusent leur maire

 

Les populations de Kiniabour sont aussi très remontées contre leur maire Thierno Diagne. «Nous l’accusons, parce que c’est lui le premier magistrat de la commune. Si des gens se permettent d’entrer dans la commune pour s’accaparer de nos terres, il est le premier responsable. Nous l’indexons jusqu’à ce qu’il nous amène des preuves tangibles qu’il n’est pas mêlé à ce qui se passe ici», martèle le porte-parole. Lui-même conseiller municipal depuis 2014, Pape Gora Camara révèle que «jamais une délibération au nom d’Idy Thiam ou de Meïssa Déguène Ngom n’est passée sur la table du conseil municipal». De même, les conseillers qui étaient là-bas avant moi ont dit qu’il n’y a jamais eu des délibérations aux noms du patron de l’Unacois et du frère du patron de Sedima. Et leur rage envers le maire est d’autant plus grande que c’est ce dernier qui était dans la commission domaniale, quand Sindia était encore une à l’époque de la communauté rurale. Soulignant que Idy Thiam dit avoir des papiers valables et Ngom un bail, les villageois disent les attendre de pied ferme avec leurs justifications que personne n’a encore vues. Ce qui est sûr, ces populations agriculteurs qui comptent sur leurs terres n’entendent pas se laisser faire.

Les Echos

About Author