GROSSESSE NON DÉSIRÉE, VIOL, INCESTE, MANQUE DE PROTECTION: Témoignages renversants, constats et recommandations

GROSSESSE NON DÉSIRÉE, VIOL, INCESTE, MANQUE DE PROTECTION:  Témoignages renversants, constats et recommandations

De nos jours, les grossesses non désirées sont de plus en plus fréquentes et s’accroissent. Ces personnes exposées le sont à divers titres, et les facteurs qui les rendent susceptibles d’être exposées sont nombreux. Certaines l’ont été à la suite d’un viol, d’autres ont été victime de l’inceste, ou par manque de précaution, innocence ou même par peur de prendre certaines responsabilités etc.

Au Sénégal quand on parle de grossesse non désiré automatiquement les gens pensent que c’est une grossesse qui a eu lieu hors mariage. Alors que ces grossesses non désirées peuvent survenir dans un ménage et affecter une personne, même au sein d’une famille, qui ne s’y attendait pas. Dans tous les cas, une grossesse non désirée peut être définie comme une grossesse non voulue par la mère-porteuse. Ainsi, c’est la raison pour laquelle nous nous sommes rapprochés de personnes cibles qui ont été affectées par ces grossesses non désirées ou qui les ont subies.

AMY SAKHO, CHARGÉE DE COMMUNICATION DE L’ASSOCIATION DES FEMMES JURISTES DU SÉNÉGAL

«Certaines de ces femmes, désespérées, ont recours à l’infanticide»

«L’association ne compte pas rester les bras croisés sur les questions de viol, ou d’inceste, mais va plutôt aider ces victimes à surmonter ces épreuves en les assistant juridiquement (pour l’accompagnement dans la procédure judiciaire de manière gratuite, psychologique en la référant au centre de guidance infantile et familiale auprès du Cegid). Toutefois, l’accompagnement ne se limite pas tout simplement à ces relais, mais aussi englobe l’obtention du certificat médical avec une commission d’avocat, de suivi psychologique et social. Ainsi, d’après les études statistiques fournies par les boutiques de droits, on révèle qu’entre janvier et juin 2016, 617 cas de viol des filles et femmes âgées de 12 et 28  ont été notés dont 38 cas d’incestes avec 12 cas qui sont suivis de grossesse non désirée. Ce qui permet d’évaluer la tranche d’âge qui subit le viol au Sénégal et qui est de 7 à 43 ans selon Mme Sakho. Certaines de ces femmes, désespérées, ont recours à l’infanticide. Un comportement répréhensible qui les conduit tout droit en prison où elles écopent de peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement avec une amende de 75.000 Cfa d’après le Code pénal en son article 285, qui réprouve l’infanticide.

( source La Tribune )

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