EN DIRECT. La bienveillance de Juppé envers Macron

EN DIRECT. La bienveillance de Juppé envers Macron

Alain Juppé explique qu’il ne s’inscrivait pas dans la logique d’une « obstruction systématique et d’une opposition frontale » contre un gouvernement Macron.

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– La bataille pour les législatives est lancée. Manuel Valls, ex-Premier ministre PS, veut être candidat avec le futur parti du président élu Emmanuel Macron : La République en marche. Problème : il y a déjà une candidate dans la circonscription de Valls. De son côté, le PS réunit ses candidats aux législatives à la Mutualité à Paris. Lundi, Emmanuel Macron a démissionné de la présidence d’En marche !, qui doit devenir La République en marche. Il est remplacé par Catherine Barbaroux, qui est nommée présidente par intérim. On connaîtra les 577 candidats aux législatives du mouvement d’Emmanuel Macron avant jeudi midi ;

– À droite aussi, on prépare les scrutins des 11 et 18 juin prochains. Un bureau politique des Républicains doit se tenir ce mardi en fin d’après-midi au siège du parti. Côté gouvernement, les spéculations vont bon train, alors qu’un Premier ministre de droite n’est pas exclu. Bruno Le Maire (LR) s’est dit disponible, tandis que Christian Estrosi a relancé les spéculations en démissionnant dans la soirée de la région Paca pour redevenir maire de Nice. Renaud Muselier devrait le remplacer.

– Programme du PS : ces propositions de Hamon abandonnées

Comme l’annonçaient plusieurs dirigeants socialistes dans la presse ces derniers jours, la plateforme faisant office de programme pour les législatives, adoptée par le PS, renonce à certaines propositions du candidat Benoît Hamon. Ainsi, la sortie du nucléaire et celle du diesel n’y figurent plus. En revanche, la plateforme fixe aussi un certain nombre de lignes rouges au programme du président élu Emmanuel Macron (refus de la réforme du Code du travail par ordonnances, refus de la suppression de l’impôt sur la fortune hors patrimoine immobilier).
Le texte initial a été amendé et ne comprend plus la suppression de la taxe d’habitation comme le promet Emmanuel Macron. Pour certains députés hamonistes, à l’instar du député européen Guillaume Balas, le texte reste « très insuffisant en termes de lignes rouges », notamment à propos du Code du travail ou de la question écologique.

– Geoffroy Didier : « La droite doit peser avant de s’opposer »

Dans un communiqué, Geoffroy Didier, conseiller régional d’Ile-de-France, appelle la droite « à un sursaut ».  » Ne pas avoir été En marche ! ne nous condamne pas à être en marge », explique le cofondateur du courant sarkozyste la Droite forte. Face à Emmanuel Macron, qui « n’est pas un Hollande bis », « la droite doit surtout peser, avant même de chercher à s’opposer ». « Vouloir se réduire à une machine à obstruction ou à exclusion serait fatal aux Républicains », poursuit-il. « Pour que la droite française retrouve sa crédibilité, ma génération doit imposer de nouveaux comportements, loin des vieilles pratiques et réflexes de ceux qui l’ont longtemps dirigée », explique celui qui a débuté en politique au côté de Brice Hortefeux.

– François Hollande a voté Macron dès le premier tour, selon Poignant

Bernard Poignant, ex-conseiller du président socialiste, a assuré que François Hollande avait voté Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle, dans un documentaire qui sera diffusé mardi soir sur France 5. « Quand je l’ai vu un peu avant le premier tour, je lui ai dit : Écoute, dimanche prochain, donc 23 avril, nous aurons le même vote : Macron« . « Et il m’a dit à l’époque : Ce sera mon vote, mais un vote de raison. » Pour rappel, Bernard Poignant, ami de longue date de François Hollande, a quitté l’Élysée après avoir annoncé fin mars qu’il soutenait la candidature du candidat d’En marche ! Emmanuel Macron à la présidentielle.

– La FNSEA « sera un interlocuteur loyal et exigeant » face à Macron

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, la FNSEA, félicite à son tour le nouveau président dans un communiqué et salue « le choix d’une France forte dans une Europe protectrice et ouverte ». Elle appelle à « un renouveau agricole » avec la mise en place « d’une politique agricole volontariste ». La FNSEA a présenté treize propositions et espère qu’elles seront reprises « dans la feuille de route du prochain ministre en charge de l’Agriculture ».

 

– Et si Marion Maréchal-Le Pen ne se représentait pas ?

Après la défaite de sa tante dimanche dernier, plusieurs membres du FN considéraient Marion Maréchal-Le Pen comme l’une des figures susceptibles d’incarner les prochaines batailles électorales. Mais, comme elle l’avait déjà laissé entendre en avril dernier au Point.fr, la députée du Vaucluse pourrait prendre du recul avec la politique. D’après Le Figaro.fr, elle pourrait annoncer demain qu’elle ne se représentera pas pour un deuxième mandat. Mère d’une petite fille, Marion Maréchal-Le Pen souhaiterait lui consacrer plus de temps et serait tentée par une expérience professionnelle différente. La jeune députée pourrait également être réticente à incarner la fronde de certains élus FN déçus par le score de Marine Le Pen.

– Pour Juppé, ni « obstruction systématique » ni « opposition frontale » face à un gouvernement Macron

Alain Juppé a expliqué qu’il ne s’inscrira ni dans « l’obstruction systématique » ni dans l' »opposition frontale » à Emmanuel Macron si jamais Les Républicains et l’UDI n’obtenaient pas la majorité absolue aux législatives. « Certains évoquent l’hypothèse d’une majorité absolue (de l’alliance LR-UDI) qui amènerait à une situation de cohabitation. Si tel n’était pas le cas, il faudrait évidemment que chacun prenne ses responsabilités », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, après le conseil municipal de Bordeaux. « Pour ma part, je ne suis pas dans l’état d’esprit d’une obstruction systématique et d’une opposition frontale. » Cette déclaration fait notamment écho aux rumeurs évoquant la possible nomination à Matignon d’un des proches d’Alain Juppé, le maire du Havre Édouard Philippe.

– Ménard tire à boulets rouges sur la campagne de Le Pen

Robert Ménard, proche du Front national, a estimé ce mardi au micro de Sud Radio que le parti d’extrême droite avait commis « deux erreurs colossales », sur l’euro et les alliances, alors que lui-même souhaite une « union de la droite ». Interrogé sur les raisons de l’échec de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, le maire de Béziers a jugé qu' »il y a eu deux erreurs colossales de la part du Front national ». « Il faut savoir tisser des alliances, pas simplement avec Nicolas Dupont-Aignan » et « il faut arrêter de dire des bêtises sur l’euro », selon lui. « Il ne faut pas sortir de l’euro, cela fait deux ans que je l’explique aux dirigeants du FN », a affirmé Robert Ménard. « Les responsables du Front national, dès qu’il y a un problème, cela vient de Bruxelles. Ce n’est pas vrai ! S’il y a des problèmes pour nos gosses à l’école, si la famille est mal défendue, s’il y a des questions d’immigration, si l’autorité ne fonctionne pas, honnêtement cela n’a rien à voir avec Bruxelles. La France est assez grande toute seule pour faire des bêtises », a dit l’ancien responsable de Reporters sans frontière. Appelant à constituer une « union de la droite », le maire de Béziers a pris exemple sur sa ville où « dans la majorité municipale il y a des élus LR, FN ». « Ici, on arrive à gouverner ensemble, on est d’accord sur 90 % des dossiers, essayons de faire la même chose au niveau national », a-t-il lancé, affirmant « l’expliquer à Marine Le Pen depuis des mois ». « Peut-être est-ce plus audible aujourd’hui que ces derniers temps… » a-t-il estimé.
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– Mailly reçu par Macron la semaine prochaine

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, devrait être reçu par Emmanuel Macron à partir de la « semaine prochaine », après son investiture. Le leader syndical profitera de cette rencontre pour expliquer au nouveau président de la République que son programme social comporte « beaucoup d’imprécisions ». Emmanuel Macron recevra Jean-Claude Mailly « après l’investiture. Vraisemblablement, je pense la semaine prochaine », a indiqué le leader sans plus de détails, lors de l’émission Ecorama. « Ce sera a priori du bilatéral », a-t-il ajouté. Mais, a-t-il souligné, « si c’est pour nous recevoir et ne rien changer, ce n’est pas la peine : ça s’appelle de la communication ». L’équipe d’Emmanuel Macron n’a pas confirmé et pour l’instant, aucune information n’indique que d’autres syndicats seraient également reçus la semaine prochaine.

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