DIEU

DIEU

Ce matin, quand le Président Macky Sall foulera l’Île de Bettenty, le temps ne sera pas à la réjouissance comme hier à la Cité Baraka devant ses centaines de militants survoltés. Il s’arrêtera et fera grise mine. Le visage rayonnant d’hier cédera la place à un masque des jours de deuil. Ce n’est pas du « bling-bling». Il se sentira mal face à la douleur de ces pauvres qui ont vu périr de braves femmes soutiens de famille. Racine Brejnev Talla fera des gros plans pour vendre l’image du Chef si tourmenté face à la douleur silencieuse de ces habitants qui n’ont rien, mais alors rien. Ce ne sera pas feint. Ainsi va la vie… Mais l’on pourrait penser que le Chef doute toujours de son statut de président de la République. C’est comme si on lui contestait cette légitimité de nous diriger pour qu’il passe son temps à toujours invoquer Dieu dans ses discours. Dans le célèbre bidonville de la cité Baraka, ce quartier spontané, il s’est mis dans la peau d’un gladiateur, prêt à bouffer ses adversaires. Personne n’en doute, personne n’a sa carrure. Dans un combat de lutte, il ne ferait de ses gringalets d’adversaires qu’une bouchée et le combat prendra fin. Il doit bien aimer la lutte pour tout transposer dans l’arène. Galvanisé par une foule de sympathisants que l’on va sortir de la misère en modernisant leur cité, il s’est permis cette sortie: «Lorsque je battais campagne pour ce pays, d’autres leaders battaient en même temps campagne. Mais eux croient en Dieu. Et se sont résolus à croire que Dieu m’a mis à cette place et donc décident de m’accompagner. Celui qui croit en Dieu doit se comporter ainsi». Mais n’en doutons pas. C’est Dieu qui a choisi pour nous ce gladiateur. N’en parlons plus également. C’est toujours dans le tempo des Législatives. Comme ces sorties fréquentes de la Première Dame pour soigner toute la misère du pays. L’on pourrait se demander ce qu’attend son époux pour la désigner à un poste ministériel face à la carence de ceux qui sont nommés pour faire ce que sa tendre épouse s’échine à exécuter à la place de ses ministres. On a tout compris. C’est la main de Dieu !

Kaccoor Bi (Le Témoin)

Categories: CHRONIQUE

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