SERIGNE MOUHAMADOU FADL MBACKÉ : le Saint à la Martaba KUN FAYA KUN !

SERIGNE MOUHAMADOU FADL MBACKÉ : le Saint à la Martaba KUN FAYA KUN !

Deuxième khalife de son vénéré père Cheikh Ahmadou Bamba MBACKÉ, l’Homme, affectueusement  appelé Serigne Fallou MBACKÉ ou Aladji Fallou MBACKÉ, a toujours été un phénomène extraordinaire durant toute son existence jusqu’à nos jours. Né, également d’une mère, Sokhna Awa Bousso, originaire de Affé dans le Sud du Djoloff et issue d’une famille de grands Érudits ayant donné à plusieurs Imams à la ville sainte Touba, l’Homme, multidimensionnel, était d’une érudité doublée d’une sainteté incommensurable.

D’ailleurs, il est raconté dans l’hagiographie mouride, que sa naissance à 7 mois de celle de son aîné Cheikh Mouhamadou Moustapha MBACKÉ, soit le 27 du mois de Rajab (7 ème mois de l’année lunaire) coïncide précisément avec le jour du voyage nocturne ( Al Isrâ ) et l’ascension ( Wal Mihrâj ).

Ce voyage de nuit du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), de la mosquée al-Haram, à la Mecque, à la mosquée al-Aqsa, à Jérusalem, est décrit  dans le Coran comme un des miracles du Bon Dieu. Ainsi, il y est bien bien établi qu’au bout de ce voyage physique, rempli de surprises et d’émerveillements, fût intervenue l’ascension du Prophète (PSL) à travers les cieux, suite à laquelle il se retrouva en présence de Dieu. En voici la description  dans le livre Saint  :
« Gloire à Celui qui, de nuit, fit voyager Son serviteur du Lieu Sacré d’adoration [mosquée al-Haram][1]  au Lieu d’adoration le plus éloigné [mosquée al-Aqsa][2], dont Nous avons béni les abords, afin de lui montrer certains de Nos signes.[3]  Certes, c’est Lui qui entend et qui voit clairement. » (Coran 17:1). Et pour ce faire, il a fallu à notre Seigneur de dire uniquement « KUN » sois et c’est « FAYAKUN « . La phrase complète « KUN FAYAKUN » (كن فيكون), signifiant en arabe  « SOIS ET C’EST » n’est apparu qu’à huits endroits différents dans le Coran. Pris individuellement, le mot « KUN » est apparu deux fois et le mot « FAYAKUN » a été utilisé une seule fois au Coran Majeed. D’où l’exclusivité réservée « uniquement » à l’Omnipotent !

Néanmoins, dans sa Générosité, « Allah ( SWT ) possède les clefs [des trésors] des cieux et de la terre. Il attribue Ses dons avec largesse, ou les restreint à qui Il veut. Certes, Il est Omniscient.  » Sourate 42 verset 2 – AŠ-ŠŪRĀ (LA CONSULTATION). C’est ainsi, par sa Lumière Divine qui éclaire tout que, Serigne Fallou MBACKÉ est attributaire de ce don, fruit d’une vie de labeur et d’une longue sollicitation de son père Cheikhoul Khadim. Qui, à l’information de son naissance, aurait alors vivement exprimé sa gratitude à Dieu en indiquant  » qu’il se serait mis à sa recherche pour aller le retrouver, où qu’il puisse se trouver, si ce nouveau n’était pas apparu dans sa famille ».

Sa grande dévotion pour son père, qu’il a toujours considéré comme un guide spirituel et un Maître et non comme tel, l’avait conduite à  faire son premier acte d’allégeance auprès de ce dernier, un beau matin à KHOMACK . Acte qu’il perpétua  auprès du Premier Khalif Général, son frère Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKÉ après la disparition du CHEIKH en 1927,  alors qu’il venait, selon certains, d’atteindre l’âge canonique, 40 ans.

Depuis, Il ne cessait de réaliser des miracles qui lui ont valu ce surnom de « Borom Na  Am Mou Am, Du Am Du Am ».

Combien de fois, a-t-on entendu des histoires racontées sur cet Homme multidimensionnel ?

Du paysan au Président de la République d’alors en passant par les animaux, tout le monde a pu bénéficier de ses largesses. Rien, ni personne n’est en reste, même nous, qui ne l’avons jamais connu, il nous suffit juste, avec une intime conviction et foi, face à une situation donnée de réciter 7 fois son nom pour voir se réaliser nos vœux.

Éternel grand bâtisseur et grand agriculteur dans l’âme, Cheikh Mouhamadou Fallou Mbacké s’éteignit à TOUBA, dans la nuit du 06 août 1968 après avoir vécu 83 ans. Chiffre également symbolique en l’Islam et correspondant au nombre de verset de la sourate Ya-Sin : 83. Signifiant, par ailleurs à  la valeur numérique du « Jëf » designant « oeuvre ».

Cette oeuvre sera poursuivie,  dans sa lignée, par l’un de ses fils Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, comme sixième khalife et premier petit – fils Khalif de son illustre grand père Cheikh Ahmadou Bamba(Serigne Touba).

Jërejëfeti Serigne Touba !

Cheikh Sidy Mokhtar MBACKÉ Yalla Nafi Yagg Té Weer….Amen

#KAZURAJABMUBARAK

Par Elhadji Daniel SO,
Homme Politique

Categories: PORTRAIT

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