ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES INSPECTEURS DU TRÉSOR: Birima Mangara rappelle l’impératif de la reddition des comptes

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES INSPECTEURS DU TRÉSOR:  Birima Mangara rappelle l’impératif de la reddition des comptes

Les actes de gestion des comptables publics constitués d’Inspecteurs du Trésor ont de tout temps eu comme aboutissement naturel la reddition des comptes. C’est la conviction du ministre Délégué auprès du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan en charge du Budget. Birima Mangara a fait cette déclaration lors de l’assemblée générale ordinaire samedi dernier à Saly de l’Amicale des Inspecteurs du Trésor (Aits) placée sous le thème «ordonnateur et comptable: séparation de fonctions-séparation de responsabilités».

L’Amicale des Inspecteurs du Trésor du Sénégal (Aits) a tenu le week-end dernier à Saly son assemblée générale ordinaire sous le thème «Ordonnateur et comptable: séparation de fonctions-séparation de responsabilité». Les travaux ont été présidés par le ministre Délégué auprès du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, en charge du budget, Birima Mangara. Qui a souligné l’importance de la reddition des comptes dans le travail des comptables publics. «La reddition des comptes a toujours constitué l’aboutissement naturel des actes de gestion des comptables publics constitués d’inspecteurs du Trésor», a déclaré le ministre du Budget. «Si l’exigence de reddition de compte est devenue, à la faveur de la démocratisation de nos sociétés, une demande citoyenne de la plus haute importance, il faut reconnaître qu’elle a toujours constitué l’aboutissement naturel des actes de gestion que posent au quotidien les comptables publics», a affirmé Birima Mangara. Pour lui, les comptables publics sont, sans doute, la seule catégorie de fonctionnaires à avoir dû se soumettre à cette exigence, des décennies durant, avant même la création d’une juridiction compétente spécialement dédiée à la reddition des comptes. M. Mangara se dit convaincu que la réforme du cadre de gestion des finances publiques «est un moment opportun de s’interroger sur le régime de responsabilité du comptable public qui, par rapport aux autres gestionnaires publics, reste encore unique en son genre». Le ministre Délégué en charge du Budget a rappelé que le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a eu à affirmer «la nécessité de réformer le régime de responsabilité de compte des comptables publics, afin de l’adapter aux exigences d’une gestion moderne et efficace». «Dernier rempart dans la sauvegarde des deniers publics, l’exercice du métier de comptable public requiert des conditions de sérénité lui permettant d’accompagner l’Etat, intéressé au premier chef par une célérité dans l’exécution de la comptabilité publique», a-t-il fait valoir. «Mais, au-delà de la question du régime de responsabilité du comptable public, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan entend accompagner toutes les réformes d’intérêt stratégique pour l’Administration du Trésor», a soutenu le ministre. Notons qu’en marge des travaux de cette assemblée générale ordinaire, l’Aits a signifié tout son soutien aux Inspecteurs du Trésor impliqués dans des enquêtes sur des «scandales» financiers d’ordonnateurs de dépenses avec qui ils ont eu à collaborer. A l’issue du renouvellement du bureau, un nouveau président a été élu en la personne de Mamadou Diop Bayo, chef du Service de la paierie de Rufisque. Il remplace Alassane Diagne pour un mandat de deux ans.

Etienne Ndiaye

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