BAROUD D’HONNEUR…

BAROUD D’HONNEUR…

Wade va entamer dans les prochains jours une étape décisive de sa longue carrière politique. Terrassé en 2012 par son apprenti devenu l’un de ses plus irréductibles adversaires, il a longtemps fait de la résistance avant de se résigner devant la machine judiciaire symbolisée par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) qui a fini par condamner son fils à six ans de prison ferme. Loin de ses troupes et de sa base, le vieux routier garde la main sur la marche de la formation politique qu’il a créée de haute lutte dans des conditions peu évidentes en 1974. Lui, la seule constante au Parti démocratique sénégalais (Pds) a su imposer aux variables son choix de faire de Karim Wade, le candidat à la présidentielle de 2019. Une manière de mettre la pression sur le régime actuel qui a fini par lâcher du lest au point de libérer le «candidat condamné» dans des conditions nébuleuses. Dans ce contexte de doute et d’incertitudes pour Macky, le retour de Wade au pays peut bien participer à discréditer un régime qui se cherche toujours…

Birima (La tribune)

Categories: LE DOIGT SUR LA PLAIE

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