AU-DELÀ DES PRIÈRES…

AU-DELÀ DES PRIÈRES…

Une douleur indicible. Un incendie d’une rare violence. La débandade. Vingt deux morts, vingt trois, vingt huit, peut être plus. Des centaines de blessés. Gravement atteints. D’autres qui vont traîner à vie les séquelles inhérentes à ce drame. Ce qui se passe au Daaka est douloureux et inadmissible. Exaspération totale. Inquiétude. Désolation vive. Hélas, c’était prévisible. Permettre à autant de monde de se regrouper dans un endroit si exigu sans les mesures nécessaires, c’est les exposer au pire. Il y avait beaucoup de signes annonciateurs d’une telle tragédie. L’État a fermé l’œil. La responsabilité des organisateurs est engagée. Ce qui a mené à cet incendie mortel. On s’indigne. Mais hélas, chez nous, l’indignation souvent collective et bruyante, ne dure que le temps d’une rose. Le temps d’un court deuil. On tourne vite la page pour s’adonner aux mêmes pratiques qui sont à l’origine de nos malheurs. Il y a tellement de drames qui se ressemblent. Il nous faut plus que des prières pour que ces genres de catastrophes ne se reproduisent plus…

Birima (La Trbune)

Categories: LE DOIGT SUR LA PLAIE

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