COMMERCIALISATION DE L’OIGNON: LES COMMERÇANTS DE THIAROYE GARE DÉZINGUENT ALIOUNE SARR

COMMERCIALISATION DE L’OIGNON: LES COMMERÇANTS DE THIAROYE GARE DÉZINGUENT ALIOUNE SARR

C’est ce qu’on appelle tomber à pic ou être confirmé par les faits ! En effet, dans notre édition du weekend dernier, dans la machette qui barrait notre une, nous faisions état d’une maffia constituée de faux alliés du président de la République qui s’enrichissaient à coups de milliards en se livrant à un trafic de quottas d’importation de riz. Dans le corps de l’article, nous expliquions que c’était pareil pour l’oignon où une autre maffia était à l’œuvre. Et comme pour confirmer nos dires, on apprenait que samedi dernier, c’est-à-dire le lendemain de la parution de notre article, les commerçants du marché de Thiaroye -le plus gros centre de négoce de légumes de la région de Dakar- avaient organisé une manifestation pour protester contre… la maffia des quotataires d’oignons. Laissons donc nos confrères de Walf-groupe.com nous raconter ce qui s’est passé. «Le ministre en charge du Commerce, Alioune Sarr, est dans le collimateur des commerçants du marché de Thiaroye Gare qui s’activent dans la vente d’oignon.
Ces derniers, surpris de la décision prise par les autorités d’octroyer la licence de commercialisation de l’oignon à cinq personnes, ont déclaré la guerre au ministre. Ils comptent attaquer son arrêté en justice avant de réclamer son départ. «Il est impensable dans un pays de droit que cinq personnes s’accaparent de quelque chose qui appartient à tout le monde. Nous ne pouvons pas l’accepter», a fait comprendre Moustapha Thiané, commerçant audit marché lors d’un rassemblement. Déplorant encore les agissements, il ajoute : «Cette décision est très grave et compromet dangereusement l’émergence des commerçants. Nous disons au ministre que nous sommes contre cette décision et qu’il a appelé à la guerre». Suffisant alors pour que d’autres commerçants ne ruminent «Na dem, na Dem» pour dire «Alioune Sarr doit partir».
Ces commerçants, très remontés contre leur ministre de tutelle, sollicitent l’intervention du chef de l’Etat pour mettre de l’ordre dans le secteur du commerce. «Nous lançons un cri du cœur au chef de l’Etat pour qu’il remette de l’ordre dans le secteur du commerce. Un pays ne peut pas émerger si l’on néglige les commerçants. Cette décision est impopulaire», a fait savoir Mor Gaye, un autre commerçant.» Encore une fois, «Le Témoin» avait vu très juste !

Le Témoin

Categories: ECONOMIE

About Author