Marième Faye Sall, telle quelle !

Marième Faye Sall, telle quelle !

Elle est femme. Elle est mère. Elle est épouse. Mère et épouse  avant de devenir la Première Dame d’un pays qui l’a vue naitre et grandir tout en épousant ses us et coutumes. Ce qui fait d’elle une femme entière qui sent et vit les tourments de ses frères et sœurs. Le pouvoir aurait pu l’éloigner du peuple.  Elle aurait pu se mettre sur un piédestal et  regarder ce peuple avec dédain ou du haut de son échelle.  D’un air hautin…Ce serait son droit le plus absolu. Mais ce serait   également trop lui demander. Elle n’a ni les prétentions  ni les habitudes de mettre un cordon sécuritaire  entre lui et ce peuple qui a élu son mari .

Elle a toujours été ainsi… Ouverte,  accessible, sensible avec une capacité d’écoute extraordinaire.  Eduquée dans la pure tradition de la Téranga , la porte de sa demeure familiale  est toujours restée hermétiquement ouverte. Son mari à la tête du pays, les ors du pouvoir ne l’ont nullement changée. Elle est restée la dame qui, dans la rue,  va reconnaitre une ancienne voisine, une camarade de classe, une parente.  Elle leur fera montre de son exquise courtoisie  sans froisser.

Cinq ans au pouvoir, elle a  accompagné comme elle a pu son mari, tout en restant discrète. On a beau lui prêter des rôles qu’elle n’a pas, mais la rue reste accrochée à cette vision qui fait d’elle une « faiseuse » de carrière. Et pourtant rien de ce qui se dit  ou se  raconte n’est vrai.  On connait la capacité de nuisance de colporteurs de mensonges ou des hommes d’intrigues.  Elle reste d’une grande urbanité tout en  prêtant  oreille à tous ceux qui la sollicitent sans trop dépasser son rôle d’épouse et mère. Avec sa Fondation, elle a pansé des blessures, soigné des maladies, reconstruit des familles. Cette vision, elle la tient de la société sénégalaise où la bonne  femme et épouse doit tisser et  recoudre  pour l’harmonie dans la Cité. Ce sont ces qualités qui font que partout où elle met les pieds, des bras lui sont largement ouverts. On sent la pureté de ses gestes qui ne sont pas feints.   On l’a vue rendre visite à des personnalités privées de liberté. Ce fut sans calcul, mais un acte qui traduit son humanisme. Disponible, ouverte et équidistante, on peut tout lui reprocher sauf d’être loin  de ses compatriotes. L’exquise urbanité d’une femme qui se déploie au quotidien partout où elle peut apporter réconfort. Faudrait-il lui demander de se mettre hors de ce peuple ?

Des gens continueront encore de jaser. Mais elle nous conforte  dans ses dispositions hautement humaines, soulage et fraternise comme jamais aucune Première dame ne l’a fait. Son sourire gracieux et gracile  illumine  les chaumières. Et il a fallu qu’elle se montre sous un autre jour traduisant des émotions humaines et compréhensibles, pour que la toile s’enflamme. Ce qui est loin d’être des critiques mais une façon pour le peuple de lui manifester une inclinaison toute touchante. Elle est douceur, sourire et bonté !

M. S.

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