A TABLE

A TABLE

A table, messieurs et dames !!! Et surtout pas de bousculades ni de précipitations encore moins de bouderies et de cachoteries. Il faudra rester zen. le Chef s’essayera à servir de façon équitable le gâteau qui n’est certes pas très gros mais qui fera le bonheur de bienheureux dont ceux de la Diaspora, ces «Modou-Modou» qui font vivre le pays. Cent soixante cinq convives seront à la table avec des intrus et des gueux. Bien sûr, il faudra bien la rallonger pour faire de la place. C’est le dilemme cornélien du chef qui pense que la liste pour les législatives s’affiche comme une grosse galette qu’il faudra répartir entre sa formation et ses encombrants alliés sans compter l’opposition qui ne veut pas se laisser prendre au dépourvu. Si vous doutiez encore du respect que ceux qui nous dirigent ont de nos institutions, en voici une preuve. Du fromage, on est vite passé au gâteau. Et tout est à partager dans un pays où tout est éblouissant. C’est du moins l’idée que l’on se fait du Sénégal au prisme du discours présidentiel de lundi dernier. Et personne ne peut en douter surtout que le défilé marquant les cinquante-sept ans de notre accession à la souveraineté internationale fut pour le moins très flamboyant. Un peuple uni marchant au pas dans l’unité. Seule absence à ce banquet où il n’y avait ni à boire ni à manger, l’opposition. La mal aimée qui est à l’origine de tous nos malheurs. On accuse même d’être en train de fomenter un coup d’Etat en manipulant de sales gosses qui disent en avoir marre. Assurément, il arrive que ceux qui sont au centre névralgique de nos institutions perdent le Nord très vite dès qu’ils commencent à goûter à la pâtisserie. Vous souvenez d’un autre coup d’Etat à la Cheikh Tidiane Sy? Assurément on ne se refait pas. En politique, bien sûr !

Kaccoor Bi (Le Témoin)

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