Ce que le Premier ministre a dit n’augure rien de bon pour le camp présidentiel où certaines personnes, citées dans des rapports, ont trouvé refuge. En effet, Dionne, face aux députés, a dit que toute personne citée dans un rapport sera entendue. Et la plupart de ces supposés fauteurs sont de l’APR.

« Vous avez dit deux poids deux mesures, mais je rappelle quelques principes. Le Président de la République a dit et répété « je ne protégerai personne ». Et c’est la réalité, c’est ce qui inspire la politique du gouvernement. L’IGE inspecte les projets que l’Exécutif gère, les collectivités locales administrent librement. L’Acte 3 s’est inscrit en droite ligne de principes fondamentaux : « c’est la libre administration des collectivités mais, et c’est au nom de cela, que l’IGE a préparé un programme annuel 2015, comme pour toutes les années. L’IGE a fait son programme et a voulu s’intéresser à l’activité dans les collectivités. 7 maires sont été auditionnés : Dakar, Fatick, Guédiawaye, Pikine, Ziguinchor, Kaolack. »  « Je rassure, à l’issue de ces 7 missions lancées dans le cadre le plus respectueux de la gouvernance publique, ce qu’a fait le Chef de l’Etat. Il a approuvé l’ensemble des rapports. Il a écrit lu et approuvé.  Et quand il en a fait l’approbation il en a terminé, et cela devient l’affaire du Gouvernement et il a pris ses responsabilités. Il a été demandé l’ouverture d’une information judiciaire. Il y a une autre information ouverte dans une autre mairie sans autant de paroles. Si aujourd’hui certains dossiers sont sur la place publique, ce n’est pas la faute du Gouvernement. Il y a deux dossiers déférés devant la justice pour l’ouverture d’information judiciaire, il y a en a eu trois dont les responsables ont été déférés devant la chambre de discipline financière. Il y a des maires du parti de la majorité qui vont à la Cour des comptes, où leurs actions a fait l’objet d’une information judiciaire », a-t-il révélé.