SYNDROME IVOIRIEN

SYNDROME IVOIRIEN

En parlant du principal parti d’opposition de notre pays, il faudra désormais veiller à préciser s’il s’agit du Pds-P (Parti démocratique sénégalais-Palais) ou du Pds-D (Parti démocratique sénégalais-Doha). Le premier a à sa tête Samuel Sarr même si le plus visible parmi ses animateurs, c’est Pape Samba Mboup, l’ancien chef de cabinet de Wade. Il se dit que la tournée politique que cette frange effectue à travers le territoire national actuellement serait financée par le Palais à hauteur de 150 millions de francs. Le but est de constituer une liste fantoche qui affaiblirait sérieusement l’autre Pds, celui de Karim Wade exilé au Qatar et dont le dirigeant local est Oumar Sarr. En réponse à la tournée triomphale de ce dernier, le Palais a réagi… en finançant la tournée de ses affidés ! Il s’agit en effet pour Macky Sall de faire comme Ouattara qui, en Côte d’Ivoire, devant la crise que traverse le FPI (Front patriotique ivoirien) avec l’incarcération de son chef à la Haye et l’exil de ses principaux dirigeants, avait favorisé le retour de Pascal Affi Nguessan pour lui demander d’animer un FPI fantoche qui se présenterait contre le RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix) à tous les scrutins. Ce, histoire de neutraliser le vrai FPI. Naturellement, l’argent du financement public des partis -une loi organise cela sur les bords de la lagune Ebrié-, soit plusieurs milliards, avait été versé à la frange de Nguessan. Macky Sall voudrait-il rééditer le même scénario à Dakar ?

Kaccoor Bi (Le Témoin)

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