CRAINTES


Cibles d’une intifada qui ne dit pas son nom, les éléments en service au commissariat urbain de Kolda, dépassés par les évènements, n’ont dû hier leur salut qu’à une intervention dissuasive de l’armée nationale. Déplorant l’attitude des policiers à leur endroit, les conducteurs de Jakarta officiant dans cette localité ont exprimé leur courroux de triste manière. Bloquant le centre ville de la capitale du Fouladou, et caillassant les forces de l’ordre durant de longues heures de braise. Cette réaction laisse perplexe. Elle pousse à aborder ce «soulèvement populaire» sous un angle épistémologique.

Au-delà des condamnations à chaud qui prévalent souvent dans tels cas de figure, la situation mérite d’autant plus réflexion qu’un charivari similaire s’était produit à Kédougou ou des orpailleurs, interdits de se ruer vers l’or, avaient rué dans les brancards, s’en prenant sans retenue à des symboles de la République. Sous ce rapport, il est à craindre que de pareils débordements fassent tâche d’huile, si l’écheveau n’est pas démêlé à tête reposée.

Birima (La Tribune)

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