Il y a 33 ans disparaissait EH. Bababacar Kébé dit Ndiouga, le précurseur et le bienfaiteur

Il y a 33 ans disparaissait  EH. Bababacar Kébé dit Ndiouga, le précurseur et le bienfaiteur

Il y a des hommes qui ont laissé une empreinte indélébile sur cette terre, de par leur culte du travail, leurs bienfaits et leurs actions humanitaires de tous les jours . El hadji Babacar Kébé, qui nous a quittés il y a de cela 33 ans, fait partie de ceux là. Il aura marqué son époque en tant que modèle à copier, comme d’autres ont marqué le leur en prenant la bastille.

L’homme d’affaires sénégalais  né à Kaolack en 1914, est réputé être l’un des hommes les plus riches du Sénégal durant les années 70-80. Fervent talibé mouride, il était surnommé le milliardaire Baye Fall.

Son père maître coranique et agriculteur, l’initie très tôt aux sciences religieuses. 1939. Début de la Seconde guerre mondiale. Ndiouga Kébé profite du marasme économique qui mine sa ville pour se rendre dans la colonie anglaise de la Gambie pour s’approvisionner en marchandises. La moisson est plutôt belle. 1942, il quitte Kaolack pour aller s’installer à Tambacounda et parcourt plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Les affaires marchent bien. Et même très bien.  Il réalise d’importants gains.  Sa renommée dépasse les frontières.
1958, il décide de rentrer pour la première fois depuis son voyage au Sénégal pour se consacrer à l’investissement et servir son guide spirituel, Cheikh Ahmadou Bamba. Son œuvre et son dévouement auprès de la confrérie sont marquants. On le surnomme dès lors le milliardaire Baye Fall.

Dans la capitale du mouridisme, il participe à la réalisation de plusieurs édifices  dont des ouvrages hydrauliques, notamment, une route reliant la grande mosquée et l’université. L’une de ses oeuvres les plus marquantes à Touba reste sans doute les travaux de rénovation et d’embellissement de la grande mosquée de Touba auxquels il contribue gracieusement, sous le magistère de Cheikh Abdoul Ahad Mbacké.
Il décède en mars 1984 à l’âge de 70 ans et fut inhumé dans la ville sainte de Touba, laissant à la postérité un palais majestueux qui devait être la plus grande et plus belle demeure du Sénégal.

Nous ne nous arrêterons jamais de prier pour ce fils du Sénégal qui a tant fait pour son pays.

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