POLITIQUE

POLITIQUE

La politique, la mauvaise, celle qui veut dire tromperie dans l’imagerie populaire sénégalaise, risque de nous conduire sur les voies tortueuses de la destruction. A quel prix? Pour la satisfaction d’intérêts égoïstes, éloignés de ce qui fonde l’engagement pour le service de son peuple. Aujourd’hui, il faudrait beaucoup de lucidité pour ne pas tomber dans les travers qui bordent le chemin de la vérité. Et cette lucidité semble abandonner le maire de Dakar, Khalifa Sall. Lui, jusque-là si mesuré, à la limite timoré, se fait pyromane et appelle ses partisans à prendre la rue, pour une lutte dont les formes ne peuvent être que violentes. Et là, il tombe dans le piège qu’il a si bien su éviter, face à l’adversité. La politique, c’est moins l’émotion que le calcul froid, c’est la manœuvre, mais sur du velours. Voyez Me Wade, qui se dote d’un don d’ubiquité. Depuis Paris, il tient ses troupes, usant d’un vieil outil épistolaire «Lettre à un militant», il s’est adressé au comité directeur du Pds. Sauf que cette correspondance est signée du pape du Sopi… depuis Dakar. Quel tour de force !

Waa Ji (Les Echos)

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