ÉDITO: LE SÉNÉGAL A MAL !

ÉDITO:  LE SÉNÉGAL A MAL !

Le moins que l’on puisse dire est qu’il souffle un air d’autosatisfaction dans les rangs du Parti présidentiel et au sein  du gouvernement. A les lire où les écouter, c’est comme si nous ne sommes plus au Sénégal, mais dans un autre pays. Quand le maire de Guédiawaye et pas moins frère du Chef de l’Etat, Aliou Sall, soutient que le Président Macky  Sall a radicalement changé la vie des Sénégalais ou que l’argentier de l’Etat, le ministre des Finances Amadou Ba, déclare que l’on mange à notre faim, l’on peut se demander s’ils parlent bien  d’un pays qui se nomme Sénégal. A moins que  ces gens souffrent de cécité pour ne pas voir la grosse plaie du pays.

A se promener dans les coins et recoins de la capitale, sa proche banlieue et à l’intérieur du pays, la pauvreté y est flagrante. Des gargotes de fortune ou des aliments sont vendus dans des conditions douteuses. Et face à cette paupérisation, les prix des denrées  de premières nécessités  prennent l’ascenseur rendant plus difficile la vie des pauvres consommateurs qui ne savent plus à quel saint se vouer. Dans certains foyers, c’est à peine si on parvient à faire bouillir la marmite. Le pays va mal avec son lot de meurtres, d’agressions et de  braquages. Bref, du grand banditisme qui semble être une réponse au chômage  qui sévit et dont les jeunes en sont les  principales victimes. Et comme l’a dit le chef de l’Etat, sa principale opposition reste le parti de la demande sociale qui ne cesse de s’élargir. Et plus jamais comme hier, on ne mange pas de bitume. Le peuple ayant beaucoup plus besoin, d’emplois, de nourritures, d’une bonne éducation pour nos enfants. Et à un autre niveau, des segments les plus pointus de notre administration ne cessent de tirer la sonnette d’alarme face à certains errements qui nuisent à la bonne marche d’un pays.

Hier, c’était un policier, puis un gendarme, un inspecteur des impôts et domaines et aujourd’hui un magistrat. Et dans tous ces cas, le gouvernement a souffert de  ces critiques avant de renvoyer les récalcitrants de leur fonction. C’est d’ailleurs ce qui guette le magistrat Ibrahima Hamidou  Deme dont le Garde des Sceaux, ministre de la Justice semble avoir scellé le sort. Et comme  on le dit, il n’est pire  aveugle que celui qui ne veut pas voir. Prendre-  à -bras – le corps ces problèmes ; constitue une urgence et surtout, trouver des solutions pérennes  pour réduire le chômage des jeunes. Le Sénégal va mal et a mal !

M. S.

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