BUSINESS : MAIS OU VA L’HERITAGE DE BEN BASS ?

BUSINESS : MAIS OU VA L’HERITAGE DE BEN BASS ?

Par Mansour Dieng

Depuis quelque temps le groupe Excaf Télécom est abonné au palais Justice parce que s’empêtrant dans des difficultés liées à sa gestion. Ce qui n’arrivait pas du vivant du redoutable homme d’affaires dont le bagout et le flair lui avaient permis de créer un empire qui faisait la fierté de beaucoup de sénégalais épris de réussite.

Oui ! Ben Bass Diagne était un champion, l’un des premiers de son secteur, qui transformait en or tout ce qui lui passait par la main.

En plus d’être un self made man qui était un miroir pour tout ceux veulent faire de leur trajectoire un exemple de réussite, il était d’une urbanité exquise et faisait beaucoup dans le social sans tambours, ni trompette.

Beaucoup de professionnels des médias qui évoluent actuellement   dans  diverses entreprises de presse lui doivent leur formation ou leur premier emploi. Et le tout enrobé dans une discrétion légendaire. Le témoignage poignant d’un des  célèbres jumeaux animateurs P & J, lors de son enterrement,  est édifiant à plus d’un titre  et montre ce qu’était vraiment  l’homme Ben Bass. Le célèbre Dj a rappelé ce que lui avait dit, un jour, le Pdg d’Excaf Télécom : ‘’Moi je peux prendre le car rapide pour circuler à Dakar, tandis que vous, vous  ne pouvez pas vous le permettre. Car vous êtes très célèbres et  on vous reconnaitra’’. Pour vous dire que l’homme qui devait brasser certainement des milliards, était très effacé et la plupart des sénégalais ne pouvait mettre un visage sur son nom.

Et c’est cet homme qui avait érigé le travail  comme un sacerdoce et dont nous regrettons la mort brutale,  qui voit aujourd’hui son empire se dérober sous les pieds de ses héritiers. Dommage !

M. D.

 

 

Lire la suite…

 

 

NON-RESPECT D’UNE CONVENTION PORTANT SUR PLUS DE 2 MILLIARDS

ATPS en bras de fer devant le juge avec Excaf Télécom le 23 mars

 

Pour une convention de plus de deux milliards de nos francs non respectée, la société African Transaction Processing and Services (ATPS) a trainé devant le juge pénal le groupe Excaf Télécommunication. Le patron de Excaf est ainsi poursuivi pour abus de confiance et escroquerie. L’affaire sera évoquée le 23 mars.

Il y a quelques années, l’Etat avait confié au groupe Excaf Télécom la mission de mener à bien le passage de l’analogique au numérique. Un projet de 40 milliards de nos francs. Excaf se devait ainsi de procéder à l’installation d’émetteur de la TNT et l’équipement des foyers en décodeurs. C’est ainsi que le groupe de télécommunication a signé une convention avec la société ATPS (African Transaction Processing and Services) qui détient désormais l’exclusivité de la distribution des décodeurs. Cette convention est fixée à plus de deux milliards. Excaf remet des décodeurs à la société ATPS qui procède à la vente. Seulement, si l’on croit la direction de ATPS, depuis quelques temps, Excaf n’a pas respecté les termes de la convention et s’est permis de saisir d’autres sociétés pour la distribution des décodeurs TNT. ATPS n’y est pas allé par quatre chemins et a enclenché une procédure en justice à l’encontre de la société de Télécommunication. Le juge correctionnel est ainsi saisi par la société ATPS qui poursuit Excaf pour abus de confiance et escroquerie. La société ATPS, a fait une commande de plusieurs milliers de décodeurs TNT à Excaf, mais sans suite. Elle soutient aussi avoir versé à Excaf un acompte de plus de 100 millions FCfa.

Il faut dire qu’au nombre des reproches faits à Excaf, ATPS s’était déjà plaint du fait que des grossistes vendent les décodeurs à des prix variant entre 10.000 francs, 12.000 francs et 13.000 francs. Quant à l’antenne râteau, elle était passée de 6500 à 11.000 francs. Et à en croire la direction de ATPS, elle avait réussi à obtenir du juge l’arrêt de la commercialisation de l’antenne TNT. En tout cas, depuis quelques temps, semble-t-il, l’antenne ne se vend qu’au niveau de Excaf. Tout compte fait, ATPS se voit en droit de demander réparation. L’affaire sera tirée au clair le 23 mars prochain.

Les Echos

Categories: MANSOUR POST

About Author