Marième Faye Sall : Première dame au cœur d’or

Marième Faye Sall :  Première dame au cœur d’or

Par Madior SALLA

 Marième Faye Sall est généreuse. Seulement, elle a un penchant qui passe difficilement dans un pays de civilisation orale comme le Sénégal : elle ne veut point que ses actes charitables, altruistes et philanthropiques soient étalés au grand jour en raison de son désintéressement. Mais, qu’on l’aime, qu’on ne l’aime pas, qu’on la chérisse, qu’on la haïsse, qu’on l’adore, qu’on l’abhorre, elle est une Première Dame qui surprend par sa simplicité et étonne par sa souplesse.

Epouse du Président de la République, Macky Sall, statut qui lui donne un titre officiel fait de protocole et de consignes, elle n’en demeure pas immuable dans sa nature humaine première, restant la même femme d’hier avec  un sourire spontané qu’elle déverse partout comme étant le seul viatique qui met son cœur en fête.

Dans la plus grande discrétion, loin des caméras, parfois la nuit, heure de convenance et de pudicité, elle est dans la banlieue, elle est dans la rue publique, dans les marchés, dans les deuils et même dans les cérémonies religieuses, demeurant la même.

Sa modestie incontestable est un chœur de louanges chantées à tue-tête dans les lieux où elle surprend par une descente inopinée, rendant compte d’une sociabilité introuvable même dans les champs institutionnels où se trouvent des femmes.

Marième Faye Sall est une femme simplement  simple. Autour d’elle, rien n’est fanfare, banquets, euphonie, harangues, génuflexions, ou bravois. Récemment, les Sénégalais n’en revenaient pas encore de la voir au volant de sa voiture dans un effacement total pour se rendre dans un deuil et présenter des condoléances.

Un traceur de destin

Première Dame du Sénégal, Marième Faye Sall est loin et différente de ces femmes favorisées par le hasard qui se font impératrices, parce que nommées ou élues, et qui se délectent à faire boire jusqu’à la lie les agonies de la vexation et de la pénitence à des citoyens qui les approchent ou les sollicitent !

Au contraire ! Son sourire est le signe identitaire de sa personnalité. Son approche est prodigue. Dans sa nature humaine et sa modestie, ne se lit pas seulement une Première Dame, mais une femme authentiquement sénégalaise qui ne connait ni l’orgueil, ni la haine. Et quand elle apparait, ce n’est pas une Première Dame qui surgit. C’est la femme sénégalaise dans son dévouement, dans sa nature et dans sa majesté. Ce n’est donc point l’encenser ou la flatter que de dire qu’elle est une grande dame.

Marième Faye Sall transforme la vie de beaucoup de sénégalais. Elle trace, loin des bruits et des mégalomanies ostentatoires, des destins de beaucoup de Sénégalais et se considère comme une sorte de missionnaire au service du bien.

Le retrait des enfants mendiants de la rue devrait certainement mettre son cœur en fête. Elle a des enfants. Mais elle se sent mère de ces enfants crasseux qui souffrent. Ses discrets actes de solidarité suggèrent que le genre humain est pour elle une famille. Elle fait de la charpie partout  sans en faire une médiatisation et sans élever la voix, elle chante la solidarité par une philanthropie que nul ne peut contester.

A des étudiants qui peinent dans le labeur de l’esprit, à des femmes qui claudiquent laborieusement, à des femmes de la rue en quête de survie, elle se faufile discrètement au cœur de la Nation pour poser secrètement un acte qui soulage, un geste qui ressuscite ou intervention qui redonne des raisons d’espérer.

Une foi inébranlable

Les noirs événements qui s’engouffrent dans la nuit des contradictions politiques, les flux et reflux des quolibets, les abîmes béants que cherchent légitiment à ouvrir  les ennemis de son époux, les nains de la politique qui œuvrent à saper sans y parvenir l’œuvre des géants et tous ces calomniateurs  ne l’épouvantent point.

Une de ces femmes témoigne : « elle est impressionnante. Elle garde en mémoire le jour où elle ne serait plus Première Dame. ». Lors d’une émission dans une télévision étrangère, elle rassura : « Dieu seul est Souverain. Nous sommes toujours périssables. Je suis Première Dame et c’est la volonté divine. Demain, je ne la serai plus »

Des informations de son entourage parviennent. Sa foi ne cesse de rajeunir car elle aperçoit Dieu partout construisant l’avenir. Sachant qu’elle est Première Dame aujourd’hui, mais ne la sera pas demain comme Colette, comme Elizabeth, comme Viviane, elle reste elle-même ne serait-ce que pour forger dans le granit de l’histoire une image de Marie, pour les Chrétiens, de Seydatouna Mariama, pour les Musulmans,  en fait,  de Marième …Faye Sall !

Madior SALLA

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