Deal, évidemment !

Deal, évidemment !

«Jeune Afrique» a «révélé» ce qu’on savait déjà. La libération de Karim Wade a été orchestrée sur le dos du citoyen sénégalais. C’est vrai que les conditions d’élargissement de Wade-fils laissaient peu de place à la normalité dans un État organisé. C’était la nuit, en «heure de danger», au moment où tous les chats sont gris. Le communiqué rendant public cette libération a été envoyé après 2 heures du matin. Et le prisonnier «le plus célèbre du Sénégal» n’a pas eu le temps de dire au revoir à ses militants et autres sympathisants qui veillaient. Auparavant, un passeport diplomatique lui a été délivré en prison par un fonctionnaire commis exclusivement pour ce travail. Autant d’éléments qui montrent que bien sûr il y avait un «deal international» pour reprendre l’expression d’Idrissa Seck. Même si les protagonistes n’ont pas voulu s’y épancher, la constance est que quelque chose d’abjecte s’est passée au détriment des règles de transparence et de justice. A l’arrivée, on se rend compte que personne n’y gagne. C’est le Sénégal qui perd.

La Tribune

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