LES POTINS DE L’AS

LES POTINS DE L’AS

Barthélémy Dias

C’est aujourd’hui, sauf renvoi, que va se tenir le procès de Barthélémy Toye Dias à la barre du Tribunal correctionnel de Dakar. Le député-maire de Mermoz Sacré-Coeur va comparaître avec neuf autres personnes, toutes inculpées, suite à la fusillade devant la mairie précitée, le 26 décembre 2011 et qui a occasionné la mort du jeune Ndiaga Diouf. Le socialiste va comparaitre pour les délits de coups mortels et de coups et blessures volontaires, tandis que ses co-prévenus vont comparaitre pour, entre autres délits, d’association de malfaiteurs, de rassemblement illicite suivi d’actions diverses, menaces verbales de mort. Dans cette affaire, trois autres personnes ont été également inculpées, en plus de la liste de dix personnes. Il s’agit de Ameth Guèye, de Malick Thiombane et de Babacar Sy Doucouré qui sont introuvables, mais recherchés par la justice. En effet, le juge leur a décerné des mandats d’arrêts.

Mobilisation dans le cadre du procès de Barthelemy Dias

Le procès de Barthelemy Dias à la chambre correctionnelle de Dakar risque d’être animé aujourd’hui. Le Parti socialiste comme un seul homme a décidé de sonner le rappel des troupes pour soutenir le maire de Mermoz-Sacre Coeur. Selon nos informations, les jeunes, les femmes et les responsables socialistes comptent investir le tribunal de Dakar pour s’opposer, disent-ils, à la mascarade judiciaire. Des proches de Tanor Dieng qui sont en froid avec le « bouillant » député seront aussi de la partie. Quelle que soit son issue, l’affaire Ndiaga Diouf aura le mérite de réunifier un temps les « frères ennemis » socialistes

Cheikh Tidiane Mara va-t-il démissionner ?

Devant aller à la retraite à l’orée de ses 65 ans, Cheikh Tidiane Mara renoue par un coup du destin avec la vie active. L’ancien procureur spécial de la Crei devient vice-président de l’Ofnac. Magistrat hors hiérarchie en fonction depuis 1975, il sera sous la responsabilité de Seynabou Ndiaye Diakhaté qui est, de loin, sa cadette puisqu’elle n’est sortie de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature qu’au début des années 90. Si cela ne pose aucun problème au plan légal, il peut constituer une entorse à la tradition en vigueur dans la magistrature où l’ancienneté n’est pas un vain mot. Ainsi, le prédécesseur de Abdoulaye Diagne, au Parquet spécial, sera très mal à l’aise dans sa toge de vice-président de l’Ofnac. Qui plus est, la jurisprudence Moustapha Touré-El hadj Guissé à la Commission électorale nationale autonome (Cena) est actuelle. En effet, le Procureur général El hadj Guissé, nommé membre de la Cena que dirigeait à l’époque son jeune confrère Moustapha Touré, avait préféré jeter l’éponge. Alors au sommet de la pyramide, il ne pouvait accepter de se faire diriger par un magistrat fut-il compétent, moins expérimenté. Homme d’honneur, il avait rendu le tablier. Cheikh Mara va-t-il faire de même ? Wait and see.

Me Wade et le Pse

L’ancien président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, est revenu hier sur la scène publique. Il a enfilé ses habits d’universitaire pour animer la conférence inaugurale de l’Association des étudiants en Sciences Po Afrique (Aspa). Le thème a porté sur «les grands enjeux économiques de l’Afrique». Me Wade a décliné sa vision économique du continent noir. Selon le pape du Sopi, la volonté politique est indispensable pour le développement d’un pays voire du continent africain. En économie, dit-il, la volonté politique est indispensable. Panafricaniste dans l’âme, Me Wade est favorable à une économie continentale. Toutefois, l’ancien chef de l’Etat sénégalais n’a pas manqué de lancer une pierre dans le jardin de son successeur, le Président Macky Sall qui vante partout la pertinence du Plan Sénégal émergent (Pse). Répondant à une interpellation d’un étudiant sur le Pse, Me Wade a voulu d’abord esquiver pour ne pas gêner son successeur. Mais de manière laconique il dira : «pour moi il n’y a pas de plan. Mon successeur énonce des objectifs, mais il faut dire comment les atteindre ?». L’ancien Président a, par ailleurs, présenté l’organigramme «d’un gouvernement continental».

Cheikh Mbacké Sakho risque 6 mois de prison

Cheikh Mbacké Sakho, ce jeune qui avait provoqué la colère des mourides, devra croiser les doigts et prier pour que le tribunal ne suive pas le réquisitoire du parquet. Après deux renvois, l’affaire Cheikh Mbacké Sakho a été jugée hier en flagrants délits en son absence pour des raisons de sécurité. Car, il avait fait l’objet de menaces de la part de jeunes mourides qui voulaient lui faire la fête. Le parquet a requis une peine d’emprisonnement de 6 mois ferme et une amende de 1 million. L’affaire est mise en délibéré pour le 26 octobre prochain.

Rapport sur la revue du code électoral

Alors que le pouvoir est en train de procéder à la refonte partielle du fichier électoral en violation du consensus, les émissaires chargés de réfléchir sur le fichier électoral et qui ont planché sur la question pendant des mois, ont terminé le travail qu’ils ont entamé au lendemain du lancement du dialogue national. D’après nos informations, c’est ce matin qu’ils vont déposer leur rapport sur la table du ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo. Ce texte comporte les sujets débattus, les compromis et les points d’achoppements entre la majorité, les non alignés et l’opposition. Le dernier mot revient au chef de l’Etat qui va trancher avant de soumettre les changements voulus à la représentation nationale.

Un python de 8 mètres terrorise Diourbel
Des pythons troublent le sommeil des populations de Ndiaréme- Mboudaye dans la commune de Diourbel. Ni les alertes multipliées à travers la capitale du Baol, ni les cris du coeur permanents auprès des autorités administratives et politiques, n’ont servi à mettre un terme à leur situation cauchemardesque. Ces pythons se promènent nuitamment dans les maisons se faufilent entre les chambres des habitants depuis le début de la saison des pluies. Selon les témoins, les nombreux appels au secours à l’endroit des sapeurs-pompiers l’apparition des pythons sont restés infructueux. Pour faire face, ces populations se sont organisées en procédant par des rondes nocturnes pour veiller sur leur propre sécurité. Une stratégie qui s’est finalement avérée payante puisqu’elles ont vaillamment réussi à capturer et tuer six pythons en l’espace de trois mois.

Restons toujours au Baol pour signaler que les populations en veulent terriblement aux soldats du feu qui non seulement n’ont pas répondu à leur cri de détresse, mais ont aussi refusé de venir récupérer la bête capturée. En effet, les habitants de Ndiarème- Mboudaye ont réussi à capturer vivant un python huit mètres de longueur dans la nuit de mardi 18 au mercredi 19 octobre dernier. Mais ce dont ils ne se doutaient pas en usant de courage pour prendre le dangereux animal vivant, c’est que l’animal devait rester entre leurs mains, puisque ni les éléments de la compagnie des sapeurs-pompiers encore moins ceux du service régional des Eaux et forêts ne sont venus récupérer python. La bête se trouve actuellement au domicile d’un certain Abou Peulh Sow (toujours au sous-quartier de Ndiarème- Mboudaye). Ces habitants qui ont dénoncé cette attitude qu’ils ont qualifiée d’irresponsable, ont menacé de transporter ce jeudi le python en centre-ville, et même jusque devant la gouvernance pour enfin faire réagir le gouverneur de Diourbel, Mouhamadou Moustapha Ndao.

 

Ministère de l’Intérieur

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